Mayeur prévient les automobilistes: «Qu’ils abandonnent leur voiture!»

Yvan Mayeur veut «un Time Square au centre de Bruxelles». Il prévient les automobilistes: il va travailler pour créer «de vraies places à De Brouckère et à la Bourse»: «qu’ils abandonnent leur voiture».

Mayeur prévient les automobilistes: «Qu’ils abandonnent leur voiture!»

«Les gens qui utilisent la ville comme moyen de transit entre deux pôles de la Petite Ceinture, c'est FI-NI! Ils doivent rester sur la Petite Ceinture.Ces gens ne sont pas intéressants pour l'activité économique de la ville: nous n'avons pas à sacrifier une voie importante de la ville pour permettre aux gens d'aller plus vite d'un point à l'autre.»

Le nouveau bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur, a fait part vendredi, quelques heures avant sa prestation de serment, de son intention de transformer le centre de la ville en une zone peu accessible pour les voitures. Il imagine «de vraies places à De Brouckère, à la Bourse», reliées par un piétonnier. Le développement de l’horeca permettrait de donner de l’emploi aux personnes peu qualifiées.

Interrogé dans Matin Première (RTBF), mais aussi dans la Libre Belgique, Mayeur évoque «un Times Square au centre de Bruxelles». Il ne laisse aucun doute sur son intention de renvoyer les automobilistes vers la petite ceinture. «Qu’ils abandonnent leur voiture et qu’ils prennent les transports en communs», lance-t-il. Les navetteurs qui traversent la ville représentent «une charge beaucoup trop lourde».

«De grandes terrasses»

«Il faut de l’animation, de grandes terrasses et que les gens profitent de la ville. Le secteur horeca est une source de main-d’œuvre. On a une population infra-qualifiée et il y a plein de boulots qui s’apprennent sur le tas et où la proximité est utile», dit-il.

Mayeur défend également sa désignation à la tête de la Ville en cours de législature en remplacement de Freddy Thielemans. La manœuvre avait été souvent évoquée mais jamais confirmée à l’avance par les intéressés. Il admet un «jeu de dupes» auquel ont participé les journalistes.

Mais ce qui importe à ses yeux, c’est le soutien apporté par «une très large majorité» de conseillers communaux. Ce mode de désignation confère au bourgmestre une légitimité beaucoup plus large que l’élection directe instituée en Wallonie, estime-t-il.