Des menaces de mort « préméditées »

La fusion des communes de Bastogne et Bertogne s’est invitée une fois de plus dans l’actualité de la semaine. Pas pour de nobles causes. Plus d’un mois après les faits, la menace de mort envers le ministre compétent Christophe Collignon, le précédent bourgmestre de Bertogne et l’actuel, MM. Christian Glaude et Jean-Marc Franco, a défrayé la chronique. Une lettre manuscrite envoyée fin décembre à la commune de Bertogne contenait les desseins meurtriers de son auteur. Dans la foulée les sociologues, psychologues, politologues ont beaucoup débattu de la libération de la parole, du rôle des réseaux sociaux et de la multiplicité des insultes et propos violents. " Verba volant, scripta manent " révèle ici toute sa pertinence. Au coin d’un bar ou à l’issue d’une joute verbale explosive, des propos dépassent quelques fois la pensée dans l’exaltation du moment. Si la notion juridique de préméditation n’existe pas en la matière, écrire une lettre de sa propre main, chercher l’adresse où l’envoyer, y apposer un timbre après l’avoir trouvé et aller la déposer dans une boîte accorde du temps et des opportunités à l’auteur de renoncer à son projet. La démarche, même derrière l’anonymat, interpelle. La publicité médiatique du dossier découragera peut-être de futurs (très) mécontents. À quelque chose, malheur est bon.

daniel Lapraille
Des menaces de mort « préméditées »
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