La pression du juge et du repenti

Le statut de repenti, obtenu par l’ex-eurodéputé italien Pier Antonio Panzeri dans le scandale de corruption du Qatargate, a donc refait surface, quatre ans après celui obtenu, pour la première fois dans le droit belge, par l’agent de joueurs Dejan Veljkovic. À l’époque, l’arrangement avec le parquet fédéral prévoyait que cet agent serbe ne serait pas condamné à de la prison ferme en échange d’informations " complètes et sincères " sur les autres protagonistes " connus ou inconnus " du footgate. Ce qui fut bien le cas, et a permis au dossier d’avancer à pas de géants, les transactions obtenues le mois dernier par dix suspects démontrant par ailleurs la véracité de ses propos.

Hugues Feron
La pression du juge et du repenti

Dans le cas de Panzeri, l’accord prévoit de limiter la peine de prison à cinq ans avec sursis dont un an ferme, en partie sous bracelet électronique. De quoi faire taire les détracteurs de ce statut, soulignant que le repenti a tout intérêt à démontrer la culpabilité des autres protagonistes pour prouver sa bonne collaboration, quitte à minimiser son rôle ? Sans doute. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que cet arrangement va accélérer davantage l’enquête, tout en mettant une pression maximale sur les autres acteurs et actrices de ce dossier, accusés par Panzeri d’avoir reçu, directement ou indirectement, des dizaines de milliers d’euros du Qatar.

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