Du temps et de l’argent pour les circuits courts

Manque d’argent ou de temps ? Les circuits courts souffrent. À Libramont, le Réseau Paysan a fermé ses portes. Quand, en 2021, cette coopérative a déménagé son magasin de vente des produits locaux pour une structure plus adaptée, tous les fondamentaux étaient au vert. Les consommateurs s’étaient précipités durant un an pour acheter des produits du terroir. Car si la coopérative servait de plateforme desservant les points de vente depuis une dizaine d’années, elle venait de créer un magasin de vente directe. Le Covid avait précipité les consommateurs vers les circuits locaux. Et comme le nouveau réflexe servait parfaitement les desseins de la transition écologique et climatique, c’est le monde qui venait de basculer. Depuis des mois pourtant, on observe un retour des citoyens à leurs habitudes d’avant, vers les produits proposés dans la grande distribution. Pourquoi ? Le consommateur a retrouvé un rythme de travail soutenu et se tourne volontiers vers une grande surface où il peut tout trouver en un seul déplacement. Par ailleurs le pouvoir d’achat a baissé alors que ces produits coûtent cher. Alors ? Un souci de moyens ou de… temps ? Les deux, mais sans doute pas nécessairement en même temps. Celui qui a du temps manque souvent de moyens. Celui qui pourrait se le permettre financièrement n’en a pas souvent le temps. Rien n’est jamais parfait.

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Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
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