Regards luxembourgeois sur un futur parti centriste

Quels sont les enjeux en Luxembourg de la création d’un parti centriste plutôt progressiste, regroupant l’aile libérale sociale de Jean-Luc Crucke, Les Engagés et DéFI ? Le Luxembourg possède un paysage politique très spécifique puisque si DéFI y est marginal, le MR et Les Engagés y sont les deux forces politiques dominantes. Les Engagés, en se liant à DéFI et à Crucke, misent sur un retour gagnant au niveau national, statut qu’ils ont perdu. Ce retour aux affaires apporterait du crédit et de la force de frappe au niveau provincial. Une formation dans les exécutifs nationaux peut davantage pour la Province qu’en étant absente à tous les étages nationaux. L’électeur pourrait apprécier. Par contre, certains de ceux-ci, fidèles à l’ex-PSC, devenu l’ex-cdH puis Les Engagés ne risquent-ils pas de décrocher si le nouveau parti perd de son identité dans une fusion ? Et les libéraux luxembourgeois ? Ont-ils quelque chose à gagner ? À perdre ? Y a-t-il des politiciens ou des électeurs qui seraient tentés par un ralliement aux positions plus progressistes de Jean-Luc Crucke par rapport à celles de Georges-Louis Bouchez ? Son président provincial pense que non, distinguant le MR luxembourgeois d’un MR national plus radical, évoquant même (déjà) une gestion provinciale avec Les Engagés. La course de fond est lancée.

daniel lapraille
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...