Les clients ont la foi que les banques n’ont pas

Si elle permet de soulever des montagnes, avoir la foi peut aussi susciter la confiance de clients à défaut de celle des banques. Cathy travaille comme employée dans un commerce de lingerie de Florenville. Lorsqu’elle apprend que le commerce compte fermer boutique, elle décide de le reprendre. Une attitude rare dans le contexte économique morose. Restait à convaincre les banques. Grâce à une amie, elle hérite des 20% d’apport personnel indispensable pour solliciter un crédit. Les banques refusent. Un autre client prête à cette audacieuse entrepreneuse la moitié de la somme qu’elle comptait emprunter. Les banques refusent de financer le solde. Un client encore avance les derniers deniers, lui permettant de réaliser son rêve. Les banques ne connaissent que le langage des hypothèques et de solides plans financiers. Elles n’ont que faire des promesses et de l’esprit d’entreprise. " Pour croire avec certitude, il faut commencer par douter " , empruntent-elles volontiers au langage populaire. Le cadre corsète tellement l’emprunt qu’un trop grand risque pris pourrait, en cas de faillite de l’emprunteur, empêcher la banque de récupérer quoi que ce soit. C’est vrai, ces crédits " coups de pouce " sont avantageux pour les créanciers privés autant que pour le débiteur. À la condition d’avoir la foi.

daniel Lapraille
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
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