Chez les Diables, l’union doit refaire la force

Depuis le début de cette Coupe du monde au Qatar, les Diables affichent un visage inédit.

Thomas Bastin
 Kevin de Bruyne vit un Mondial très compliqué.
Kevin de Bruyne vit un Mondial très compliqué. ©Photo News

Une engueulade entre Kevin De Bruyne et Toby Alderweireld face au Canada, une déclaration de Jan Vertonghen, joueur le plus capé des Diables, qui critique l’un de ses équipiers après la rencontre face au Maroc. Depuis l’entame de cette Coupe du monde, nos compatriotes affichent un bien pâle visage sur et en dehors du terrain. Pour la première fois depuis qu’il dirige la Belgique, Roberto Martinez est même sorti de sa réserve habituelle et a reconnu qu’il y avait " des tensions dans le groupe. "

Bien sûr, le sélectionneur a sa part de responsabilité. L’Espagnol semble de plus en plus isolé et certains choix deviennent illisibles. Se limiter à égratigner le sélectionneur fédéral est néanmoins trop facile. Sur le terrain, nos leaders ne sont plus que les ombres d’eux-mêmes. Outre le niveau de jeu, c’est surtout l’implication qui pose question chez certains.

Le contraste est saisissant par rapport à 2018. Cette unité qui faisait la force de la Belgique ces dernières années semble avoir disparu, en l’espace de quelques semaines. Inquiétant. On en oublierait presque que certains Diables disputent, au Qatar, leur dernière grande compétition internationale.

Dos au mur, les Diables ont encore une ultime chance de se qualifier pour leur cinquième 1/8 de finale successifs dans un grand tournoi. Pour ça, il faudra battre la Croatie de Luka Modric. Loin d’être une sinécure mais des miracles existent. Cette génération dorée n’a quasi cessé de nous surprendre positivement depuis 2014. Puisse être encore le cas, ce jeudi. Et n’oubliez pas, chers Diables, que vous n’êtes jamais aussi redoutables quand vous tirez, tous ensemble, dans la même direction. Car, plus que jamais, l’union fait la force.

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