Allons dans le bois tant que le loup n’y est pas

Le loup, tapi dans la nuit froide au fond de la pelouse, dans l’histoire du papy à son petit-fils, ne relève plus du fantasmagorique. Présent en Luxembourg, son retour se fait plutôt discrètement. Jusqu’à présent du moins. Juste quelques attaques de moutons, dont les propriétaires sont indemnisés, rappellent quel redoutable prédateur il est. L’animal s’apprête pourtant à bouleverser l’écosystème revu sans lui depuis que le dernier représentant de sa race a été tué à Érezée en 1897. Mais ces derniers temps, les chasseurs sortent du bois pour dire leur profond agacement. Des loups de passage dans la province bouleversent les habitudes du gibier, apeuré et en fuite. Une chasse organisée dans un bois déserté par cerfs, chevreuils et sangliers désespère le titulaire et frustre les chasseurs. Le retour inéluctable du loup engendrera des soucis avec les chasseurs, les éleveurs, les citoyens. C’est que les temps ont changé depuis cette fin du XIXe siècle. Pour éviter trop de conflits, le loup devra aussi s’inscrire désormais dans le développement durable. Le contexte d’aujourd’hui impose un équilibre entre sa (future) population et les dimensions environnementales, économiques et sociales qui respecte la place de l’homme. Le Réseau Loup du SPW, groupe d’experts qui assure le suivi scientifique, y travaille.

daniel lapraille
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
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