Coupe du monde 2022 au Qatar: un suivi journalistique en toute connaissance de cause (édito)

Informer: telle est la mission première d’un média d’information. C’est le travail même du journaliste. Être les yeux et les oreilles des lecteurs.

Albert Jallet
 La presse est présente en masse au Mondial 2022. L’Avenir en fait partie, pour être les yeux et les oreilles des lecteurs.
La presse est présente en masse au Mondial 2022. L’Avenir en fait partie, pour être les yeux et les oreilles des lecteurs. ©Photo News

C’est pour cela que L’Avenir a envoyé des journalistes à la Coupe du monde de football au Qatar. Événement devenu aussi controversé que sa dimension planétaire.

 Albert Jallet, rédacteur en chef adjoint des Éditions de L’Avenir.
Albert Jallet, rédacteur en chef adjoint des Éditions de L’Avenir. ©Mathieu Golinvaux

Controversé il y a… 12 ans déjà lorsque ce petit pays du Moyen-Orient a été désigné au détriment des États-Unis. Une attribution qui a d’emblée senti le souffre de la corruption. Comment un pays sans aucune culture footballistique et sans infrastructures dignes de ce nom pouvait décrocher la timbale d’un des deux plus grands événements sportifs au monde ?

Controversé face au régime politique local où la culture démocratique est loin d’être fertile. Où les droits humains croupissent à même un sol désespérément aride. Femmes et LGBTQI + n’y sont que poussière. Tandis que des milliers de travailleurs ont payé au prix de leur vie des travaux pharaoniques. Rappel brutal d’un esclavagisme traversant les millénaires.

Controversé devant l’absurdité écologique de ces stades climatisés pour que cette compétition soit, elle, vivable pour les joueurs.

Oui, nous accomplirons notre travail d’information sur cette Coupe du monde. Qu’il soit sportif ou non. Comme nous l’avons déjà entamé depuis longtemps. Comme nous l’avons fait encore lors de la semaine écoulée en décryptant les volets non sportifs de cette compétition. En nous penchant sur la coulisse très sombre de ces temples clinquants.

Ce travail mené par les médias a ainsi jeté un coup de froid sur cette pratique qui utilise le sport par exemple, comme outil de reconnaissance, d’existence sur la scène internationale, de cache-sexe d’agissements inacceptables.

Oui, la compétition sportive sera couverte, mais le quotidien en dehors des stades le sera aussi. En espérant que ce travail fera progresser les droits humains.

Être les yeux et les oreilles des lecteurs, mais pas leur conscience. Sportif ou pas, vous poserez votre choix en toute connaissance de cause.