Qatar : les vrais bâtisseurs

Cela fait longtemps que le Qatar, petit État gazier du Golfe aux poches bien remplies, a misé sur ce que l’on appelle le « soft power » (pouvoir doux) pour briller sur la scène internationale. À ce titre, ses investissements dans le sport ont toujours été spectaculaires : le rachat du PSG, voilà une dizaine d’années, est survenu un an à peine après que le pays a raflé, à la surprise générale, l’organisation du Mondial 2022, qui commence cette semaine.

Clément Boileau
Qatar : les vrais bâtisseurs

Cela n’a pas été sans petits (voire gros) arrangements, et dans au moins deux pays (France et Suisse), un fort parfum de corruption émane de cette attribution, dont les enjeux dépassent très largement le simple cadre sportif. Mais qu’importe, pour le Qatar, cette Coupe du monde valait bien quelques prises de risques. Et puis, d’une certaine manière, passer pour un État corrupteur est moins grave que de passer pour un État corrompu. Après tout, disposer d’autant de cash permet à peu près tout… sauf peut-être de s’acheter une réputation.

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