Trump touché, pas coulé

Ce devait être le signal de son grand retour politique, c’est peut-être le début d’une fin de règne. À l’issue des élections de mi-mandat, dont l’issue demeurait encore incertaine ce mercredi soir, Donald Trump a perdu des plumes dans la bataille pour le leadership du parti républicain. Malgré les millions dépensés, malgré les candidats parrainés, malgré les États sillonnés en long et en large, les résultats sont, quoi qu’il en dise, mitigés – ce qui n’a pas échappé aux cadres du « Grand Old Party ». Certains signes ne trompent pas : la grosse performance de son poulain Ron DeSantis, largement réélu gouverneur de Floride, rend l’ancien président nerveux au possible ; bien qu’il l’ait soutenu en coulisses (il dit avoir voté pour lui), Trump a déjà commencé à s’en prendre à lui publiquement, l’affublant d’un surnom ridicule (« Ron DeSanctimonious », « Ron le moralisateur »), usant des mêmes stratagèmes qu’en 2016, lorsqu’il surnommait son concurrent Marco Rubio (lui aussi élu de Floride), « little Rubio », Hillary Clinton de « corrompue » (« Crooked Hillary »), ou plus récemment, Joe Biden de « somnolent » (« Sleepy Joe »).

Clément Boileau
Trump touché, pas coulé

Mais qu’on ne s’y trompe pas, Trump n’est pas mort. Surtout si les républicains remportent la majorité à la chambre des représentants, comme cela semblait en prendre le chemin ce mercredi soir.

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