Les joueurs doivent s’inspirer du calme du coach

Frustration. C’est le mot qui résumait le mieux le sentiment liégeois après la défaite à Eupen. Les Rouches reprochaient à l’arbitre la carte rouge adressée à Philip Zinckernagel ainsi que le penalty sifflé à la suite d’une faute de main de Nicolas Raskin. Ce dernier a d’ailleurs eu des mots plus qu’inappropriés à l’encontre de l’arbitre après le match. Il risque une suspension car l’arbitre a indiqué ce fait dans le rapport. Donnum, lui, a copieusement insulté le quatrième arbitre en sortant du terrain. Melegoni, Bodart et Bokadi aussi en voulaient à l’homme en noir dans leurs déclarations d’après-match. Mais, en conférence de presse, après la rencontre, l’attitude de Ronny Deila contrastait drastiquement avec celle de ses joueurs. « La carte rouge ? Logique. Le penalty ? Je ne l’ai pas encore revu, mais on m’a dit que c’était OK. »

maxime jacques
journaliste sport DH Maxime Jacques
journaliste sport DH Maxime Jacques

Plutôt que de se victimiser, comme beaucoup l’auraient fait en pareille circonstance, le coach des Rouches a préféré insister sur les manquements de son équipe, qui ne s’est pas créé une seule véritable occasion en deuxième mi-temps, après avoir galvaudé les opportunités en première. La clé du match, elle était là. Au bord du terrain aussi, Deila est resté très, très calme malgré l’agitation ambiante. Avec Efrain Juarez, ils forment un tandem d’eau et de feu. Le Mexicain est plus dans l’émotionnel en allant discuter, parfois chaudement, avec l’arbitre et le quatrième arbitre. Cela lui a d’ailleurs valu un avertissement. Le Norvégien, lui, est dans le rationnel. Il ne pense qu’à une chose : gagner une rencontre de football en jouant au football. Les joueurs liégeois feraient bien de s’inspirer de ce comportement, qui permet d’être grand dans la victoire, mais aussi dans la défaite.

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