Dans la pratique, oui aux deux bières sirotées le soir

À Bouillon, Chiny et Florenville, l’alcool sera (théoriquement) interdit dans les camps de jeunes cet été, sur base d’un règlement communal. Rappelez-vous, en 2017 déjà, une photo de nombreuses bouteilles vides jonchant le sol d’un camp dans notre province avait fait le tour de la toile. La situation n’a pas évolué. Ainsi la zone de police est intervenue une quarantaine de fois à Florenville la saison passée, dressant le constat que quasi tous ces incidents avaient pour cause l’alcool. Cette tolérance zéro qui passe si mal en Flandre, chez les ministres concernés et auprès des fédérations de mouvements de jeunesse, n’a qu’un but : éviter les abus et dérapages. « Demander le plus pour obtenir le moins » n’a jamais eu autant de sens. Décréter la tolérance zéro marque les esprits et fixe des balises. Si placer des limites de consommation ne rimait à rien, personne ne condamnera jamais des jeunes chefs qui sirotent deux bières en fin de journée, lorsque les enfants dorment en sécurité. Les policiers ne débarqueront pas sans crier gare pour une perquisition dans la tente commune (oui, c’est légal). En définitive, rien ne changera sur le terrain et dans la pratique pour tous les -nombreux – camps qui se passaient bien. Par contre, l’épée de Damoclès pend au-dessus des partisans des excès. Et c’est très bien comme ça.

daniel lapraille
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg
Daniel Lapraille redacteur en chef l'Avenir Luxembourg