La solitude de l’enseignant

Une fillette attachée à sa chaise à l’aide de papier-collant… On a peine à croire que deux institutrices aient pu infliger cette punition. Même pour donner une « bonne leçon » à une petite fille qui faisait volontiers le coup de poing.  On se doute que si cette enfant en est là, elle doit ou elle a dû connaître des conditions d’existence peu structurantes. Et, à l’évidence, ce n’est pas le genre de méthode qui peut apporter quoi que ce soit dans l’éducation à lui fournir.

Géry Eykerman
Géry Eykerman
Géry Eykerman

Voir des institutrices formées et diplômées dans des écoles supérieures, des professionnelles de l’éducation donc, se tromper à ce point, ça pose question. Comment n’ont-elles pas senti qu’elles faisaient fausse route? Comment n’ont-elles pas envisagé que leur punition serait très mal perçue? Et sans doute ce qui est le plus incompréhensible, comment il ne s’en est pas trouvé une pour dire à l’autre: "On est en train de dérailler…"