Politique sacrificielle

Notre société évolue. Et le bien-être animal est devenu, au même titre que la défense de l’environnement, un axe majeur de cette mutation des mentalités. Il est révolu ce temps où, comme on fermait les yeux sur les innombrables viols infligés à la nature, étaient niés les sévices envers ces êtres vivants que l’on appelle communément des « bêtes » pour les distinguer de notre condition.

J.-CH. Herminaire
Politique sacrificielle

La science a prouvé que ces êtres sont animés de sensibilité, d’émotions voire de sentiments qui devraient leur conférer des droits. Dont celui de vivre et de mourir dans la dignité.Et les vétérinaires sont, une fois de plus, venus rappeler lors du houleux débat bruxellois combien l’égorgement sans étourdissement des bovins et ovins occasionnait à l’animal sacrifié une souffrance aussi intolérable qu’évitable.