Le droit de dire « non »

On ne parle que de lui à l’occasion du sommet européen extraordinaire en marge de la guerre en Ukraine : l’embargo sur le pétrole russe, proposé depuis un peu moins d’un mois dans le sixième paquet de sanctions concocté par la Commission, et toujours pas avalisé à l’heure d’écrire ces lignes.

Clément Boileau
Le droit de dire « non »

Ce qui est certain, c’est que même en cas de consensus, l’embargo ne sera pastotal, puisqu’il faut une unanimité des 27 pour que cela soit véritablement acté. Or certains pays "bloquent tout", expliquait encore récemment le ministre françai s en charge de l’Europe, Clément Beaune, emboîtant le pas du président Emmanuel Macron, dont le pays préside actuellement le conseil de l’UE. En pleine campagne présidentielle, celui-ci s’était clairement prononcé en faveur d’une renégociation des traités afin de diluer cette règle d’unanimité, qui entrave selon lui l’efficacité de l’UE. Il n’est pas le seul à plaider en ce sens: c’est aussi le cas de la présidente de la Commission , l’Allemande Ursula Von der Leyen, et du chef de la diplomatie européenne, l’Espagnol Josep Borrell .