20 ans d’euthanasie  et de doutes

Le 28 mai 2002, la Belgique devenait le second pays à dépénaliser l’euthanasie. En 2021, 2 699 personnes sont officiellement décédées par euthanasie, soit un décès sur quarante en Belgique. Si l’euthanasie est devenue une « affaire courante », il est important, 20 ans plus tard, de rappeler qu’il ne s’agit pas d’un droit absolu. Elle est une solution d’exception à l’interdit de tuer. Ce n’est évidemment pas non plus la seule façon de garantir une mort digne. Certaines pressions de la société font qu’un patient estime qu’il doit mourir pour préserver sa dignité et pour ne pas être une charge pour ses proches. Les soins palliatifs offrent toujours (et de mieux en mieux) une prise en charge efficace et globale des souffrances du patient, à travers un accompagnement pluridisciplinaire jusqu’au décès. 20 après, on peut toujours et encore mourir dignement, sans euthanasie.

nathanaël JACQMIN
20 ans d’euthanasie  et de doutes

Cette normalisation de l’euthanasie nous fait aussi oublier que nous figurons comme une exception planétaire. Juridiquement, l’euthanasie active est légalisée dans seulement huit États (Belgique, Canada, Colombie, Corée du Sud, Espagne, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal.) Nous sommes donc très observés. D’autant plus que de récentes études ont relevé des lacunes dans la loi.