Comprendre, c’est un peu pardonner ?

Cela aurait pu être le procès de la haine, de la polarisation, de la barbarie, de l’incompréhension… Et pourtant, la cour d’assises de Paris, qui entame ce lundi les plaidoiries des parties civiles, a rarement été enfermée dans le prisme de la haine. Entre les différentes parties, c’est plutôt le respect qui a pris le dessus sur l’ignominie des faits qui ont ensanglanté Paris le 13 novembre 2015. Respect entre les avocats, respect vis-à-vis de la Cour, respect des accusés face au système juridique, respect face à la douleur des victimes. Et inversement : respect des victimes face à leurs bourreaux.

La Rédaction de L'Avenir
Comprendre, c’est un peu pardonner ?

En cela, le procès parisien est déjà une réussite.Au moment d’entamer les plaidoiries des avocats des parties civiles ce lundi, on a compris que la justice a déjà permis aux acteurs de ce procès de partager des moments en mettant de côté des a priori bien légitimes.