C’est la guerre qui est un crime

La guerre a ses règles. Il n’y est pas interdit de tuer autrui. Éliminer un maximum d’ennemis est même l’objectif avoué de toute armée qui se respecte. Mais depuis que la violence s’est érigée en ressort de l’humanité – c’est-à-dire depuis des temps immémoriaux – les combattants ont cependant cherché à codifier leurs batailles, à moraliser leurs exactions.

J.-CH. Herminaire
C’est la guerre qui est un crime

Ces louables intentions n’ont pas réduit les boucheries. Au temps de la chevalerie, l’usage de l’arbalète fut jugé déloyal. Cela n’empêcha pas que l’arme du Diable cause des ravages dans les rangs des armées, comme les gaz mortels, les mines antipersonnel ou les bombes à fragmentation de nos jours. La moralité guerrière a ses limites. Celles de l’efficacité.