La dernière médaille soviétique

Pendant presque vingt ans, de 1947 à 1965, l’Union soviétique n’a, officiellement, pas célébré sa victoire sur le régime nazi, actée avec la capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945 (le 9 mai, si l’on se règle sur l’heure russe). Ce n’était pas une amnésie passagère : vingt ans, c’est long. Qu’a-t-il bien pu se passer ? Rien, ou presque. Affaires courantes. Une guerre bien froide contre un nouvel ennemi, resté le même depuis lors. La mort d’un tyran paranoïaque, Staline, qui avait si peur de son entourage hautement militarisé – et désireux de prendre sa place – qu’il évita de lui faire la courte échelle avec une commémoration à laquelle les gradés auraient pu être associés de près ou de loin.

La Rédaction de L'Avenir
La dernière médaille soviétique

En fait, le retour de la commémoration du "jour de la victoire", initié par Leonid Brejnev en 1965, symbolise surtout la fin des illusions , celles de la révolution d’octobre 1917.