Le favori l’a emporté

Toute la beauté et la cruauté du football rassemblées en 90 minutes. Beauté, si l’on se place du côté des Libramontois tout heureux d’émerger in extremis. Cruauté du point de vue méchois, bien entendu. En tête quasiment de bout en bout, la tortue gaumaise, contrairement à ce que dit la fable, s’est fait dépasser in extremis par le lièvre ardennais. Sans doute parce qu’elle s’est mise elle aussi à traînailler en chemin. Intransigeants au premier tour, les joueurs de Philippe Petit n’ont pris sur six points sur les dix-huit mis en jeu à la faveur des six dernières journées. Et paient peut-être un manque de maturité qui les a empêchés de bien négocier une ultime affiche chargée de pression et d’émotion. Et de gérer au mieux cette position du « chassé » qui n’est pas nécessairement la plus confortable.

D. J.

Le chasseur libramontois, avec ses vieux briscards, en a profité. Souvent sans faire d’étincelles, mais avec une efficacité qu’a parfaitement illustrée Thomas Lefort tout au long de la saison. Favori de beaucoup en début de campagne, le matricule 1590 va donc retrouver le niveau national vingt ans après l’avoir quitté. Avec un noyau qu’il conviendra de rajeunir un peu et d’étoffer pour y faire bonne figure. Et tenter de redorer au passage le blason d’un football luxembourgeois particulièrement terni cette saison. Descente de Virton, de Givry, de Durbuy, d’Oppagne et de Gouvy, les cinq représentants de notre province dans la colonne de droite en D3: cela va être difficile de faire pire…