L’ennemi idéal

Ce sera donc un duel Macron - Le Pen au second tour de l’élection présidentielle française. Comme en 2017, à ceci près que les intentions de vote en faveur de Marine Le Pen avant le second tour sont nettement plus élevées qu’il y a cinq ans, quand Macron l’avait emporté avec plus de 66 pourcents des suffrages.

La Rédaction de L'Avenir
L’ennemi idéal

À l’époque, le président sortant avait été élu « sur du velours ». Après une campagne émaillée de scandales et de déchirements internes chez les deux grands partis traditionnels du pays (LR et le PS), Macron n’avait plus eu qu’à surjouer jusqu’au bout sa partition « ni droite ni gauche » face à une Marine Le Pen mal préparée et ne croyant pas vraiment en ses chances de victoire. Cinq ans plus tard, le fameux « ni-ni » a changé de camp. La cheffe du Rassemblement national a (presque) tout misé sur le social et le pouvoir d’achat, évitant de se mouiller sur les thèmes susceptibles de ternir son image. Lors de la pandémie, elle a, par exemple, louvoyé entre les gouttes conspirationnistes, critiquant l’usage du vaccin (notamment pour les enfants), sans toutefois plonger la tête la première dans un discours antivaccin primaire, contrairement à l’ancien vice-président de son parti, Florian Philippot, ou à d’autres personnalités d’extrême droite.