Le FC Arlon et la règle de quatre

Disposer d’un noyau talentueux et étoffé n’offre pas nécessairement la garantie d’aligner une équipe compétitive et conquérante.

D.J.

Dans le luxueux avion qui les ramenait de Bruges vers la capitale française, les footballeurs du PSG, et leurs dirigeants, ont certainement eu le temps de disserter sur le sujet mercredi. À un tout autre échelon, Arlonais et Libramontois en font aussi l’amère expérience pour l’heure. Nets vainqueurs, l’un de Saint-Mard, l’autre de Florenville, lors de la journée initiale, les deux grands favoris semblaient pourtant partis sur les meilleures bases. Moins d’un mois plus tard, pourtant, les Mauves, déjà battus deux fois à domicile, font grise mine. Quant aux Arlonais, s’ils disposent, avec Maccali et d’autres, d’une force offensive sans pareille dans la série, c’est la perméabilité de leur arrière-garde qui inquiète. En match officiel cette saison, l’équipe du chef-lieu a déjà concédé quatre buts à quatre reprises (Poupehan, Assenois deux fois et Saint-Mard). Pas de quoi rassurer Guy François dont les propos ironiques trahissent un évident agacement. En attendant, c’est Meix, délivré par son inusable Guy Blaise, qui se hisse en tête et laisse sans doute la meilleure impression d’ensemble jusqu’ici, à moins d’une semaine d’un Meix – Arlon qui vaudra certainement la peine d’être vécu. Tombeur de Libramont, Longlier a droit aux éloges également. La très jeune équipe de Longlier! Qui cultive ce paradoxe de se distinguer par sa discipline et son organisation, apanage, le plus souvent, de formations chevronnées. Et les dirigeants longolares doivent certainement se féliciter d’accorder désormais leur confiance à tous ces jeunes du cru, belle leçon tirée des excès d’un passé encore récent qui les avaient conduits très loin de leurs ambitions.