« Nous, centres culturels, restons debout »

Ce soir, j’ai fait mon vrai métier. Assister à une représentation dans une salle obscure. Mais les conditions étaient différentes: le fameux virus est passé par là… Dans cette salle, on ne trouvait que des programmateurs, masqués et à distance.

J’ai de nouveau ressenti ce petit pincement au cœur: jouer dans ces conditions, devant un «jury», comment avoir la même énergie qu’avec un «vrai» public? Et la sensation que ce simulacre cristallise les tensions qui sont de plus en plus nombreuses entre artistes et centres culturels. Comme une frontière de jugement.