Couvre-feu

En entendant pour la première fois ce terme de couvre-feu, vendredi dernier, nombre d’entre nous ont écarquillé les yeux, avant de froncer les sourcils.

Couvre-feu
©© EdA - Jacques Duchateau

Dans l’imaginaire collectif, cette expression renvoie en effet aux heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale, en étant généralisé par la Wehrmacht dans les territoires occupés de 23 h (ou parfois minuit) à 6 h du matin. Cette interdiction à la population de circuler dans la rue durant une certaine période de la journée, ordonnée par le gouvernement ou autre responsable d’une région (ici par les gouverneurs provinciaux) ou d’une ville, n’est cependant pas uniquement décrétée en état de siège. Elle peut en effet être aussi appliquée en temps de paix, son but étant de mieux assurer la sécurité (sanitaire, en l’occurrence) de la zone sous couvre-feu. Les autorités belges actuelles essaient d’ailleurs de ne pas employer ce mot connoté négativement, lui préférant celui de «confinement nocturne»… ce qui revient pourtant exactement à la même chose.