Le nouveau concept a moins séduit

Le nouveau concept a séduit, titrions-nous en 1re page de l’Avenir Verviers de vendredi, après la 1re journée de ces 25es Francofolies.

Franck Destrebecq
Le nouveau concept a moins séduit
©EdA

Eh bien, la vérité d’un jour n’était plus celle du lendemain. Le concept de site unique a moins séduit dès le vendredi. En raison de l’affluence, très largement supérieure, qui a mis en lumière les inconvénients de la position nouvelle de la scène Pierre Rapsat. Le confort d’écoute et surtout de vision n’est plus le même que sur la place de l’Hôtel de Ville, où chaque festivalier, où qu’il fût, pouvait parfaitement voir la grande scène des Francos. Sur la place Royale – qui ne jouit pas de la dimension d’arène un peu intimiste –, sauf à patienter dans les premiers rangs longtemps à l’avance, les festivaliers étaient massés sur une étroite et profonde esplanade, pour les concerts des têtes d’affiche. Cela a sauté aux yeux dès le concert de Francis Cabrel: le cumul, dans un espace unique, du public du Village et de celui qui remplissait naguère la place de l’Hôtel de Ville n’offrait plus assez… de place pour les Francofous, qui se massaient jusqu’au niveau du milieu de la galerie Léopold II. Même sans aller si loin, la vue était parasitée par les lampadaires publics, notamment. Beaucoup ont dû suivre les «gros concerts» via les écrans géants, dans un confort de vision et d’écoute moindre que pour les badauds qui se trouvaient, place du Monument et rue Royale, juste de l’autre côté des barrières… sans avoir dû payer d’entrée. Paradoxal, non?