Euro 2016 et trouillomètre : on a pris le pouls des fans et d’une victime des attentats de Paris

Avoir le trouillomètre à zéro ou ne pas avoir peur en ce jour J de l’Euro 2016? On a pris le pouls chez les supporters et chez le patron de «La Belle Équipe».

Benoît Robaye
Euro 2016 et trouillomètre : on a pris le pouls des fans et d’une victime des attentats de Paris

Ces 24 dernières heures, depuis notre arrivée à Paris – où se jouera ce soir au Stade de France le tant attendu match d’ouverture entre la France et la Roumanie -, on a notamment eu l’occasion d’en parler avec des supporters, français et même sud-coréens, de ce trouillomètre…

Et on a été rassuré, parce qu’on a pu constater à quel point ils ne l’ont pas à zéro! Ils ne pensent qu’au côté positif de l’événement, le JEU. La menace terroriste qui pèse sur un tel événement – car elle «existe» pour reprendre le verbe utilisé il y a quelques jours par le président français François Hollande -, ils n’y pensent pas plus que cela. «Pas de stress, juste le match!» comme dirait Jong Wook Lee (27 ans), venu de si loin pour participer à la fête.

Geoffrey Nigon (25 ans), un supporter de l’équipe de France, semble faire autant confiance à l’entraîneur des «Bleus» et à sa capacité à remporter l’Euro qu’aux autorités censées éviter au maximum le risque d’attentats.

Les attentats de Paris, Grégory Reibenberg y a survécu mais le patron de «La Belle Équipe» a tant perdu… La mère de sa fille, et tellement de proches. Mais il refuse de vivre la peur au ventre, de faire ce «kif» à ceux qui lui ont tant pris le 13 novembre. L’Euro, aussi existante soit la menace, cela ne lui fait pas peur. Malgré le drame, il a choisi de continuer à vivre, et à bien vivre ou à tout le moins à s’efforcer de le faire. «Si j’avais eu des tickets (pour l’Euro), j’y serais allé avec ma fille», insiste-t-il.

On va suivre leur positive attitude. Vivement ce soir, pour la fête et le jeu.