Une belle histoire

Aujourd’hui, je sens que c’est le bon jour pour vous raconter une belle histoire. Depuis que je l’ai apprise, je me disais que je vous la servirais un jour où il faudrait vous remonter le moral.

Géry Eykerman
Une belle histoire
©EdA

Entre-temps, je l’ai racontée autour de moi et je suis bien certain que chacun en a fait autant à son tour.

L’histoire se passe à Pairi Daiza. Une classe de jeunes enfants y achève une journée d’excursion scolaire. Tout le monde est enchanté des heures vécues là-bas. Au moment de remonter dans le car, comptage: il en manque un! Recomptage: il en manque toujours un. On sait de qui il s’agit. Les recherches commencent. Vite couronnées de succès. Mais le gamin est trempé. Et muet. Impossible de lui faire dire ce qui lui est arrivé à cette tête de mule. On le sèche vaille que vaille, le car reprend la route.

À l’arrivée devant l’école, les parents qui ont été informés n’ont pas plus de succès. Le gamin ne dit rien.

L’autorité parentale reprend le dessus à la maison. Voilà le gamin tout nu, et hop au bain. Le sac est ouvert… Et là, surprise: un bébé manchot bien vivant! Branle-bas de combat. Pairi Daiza est avisé, «gardez-le dans la baignoire, on arrive». Tout se termine bien.

Cette histoire aussi belle qu'étonnante, mes collègues m'ont poussé à vous la raconter. Ce que je viens de faire dans ce «billet». Pas dans les pages générales. C'est qu'il y a eu un hic. Quand j'ai sonné chez Pairi Daiza pour savoir quand et comment c'était arrivé, on m'a répondu: «mais chaque année, Monsieur…» Comment ça? Chaque année, un gamin pique un bébé manchot? «Non, jamais, Monsieur. Mais chaque année, cette légende renaît, et chaque année on doit la démentir»

Finie, la belle histoire à raconter…

Ceci dit, j’aurais pu deviner qu’aujourd’hui si une histoire se termine bien, c’est que c’est une légende!