Les canots pneumatiques

J’ai cherché les mots. J’en ai trouvé d’innombrables, de magnifiques, d’incroyables qui inondaient les réseaux sociaux. J’ai écarté des braises de haine, des prémices d’amalgames, des pentes glissant vers la haine.

par Catherine ERNENS
Les canots pneumatiques
enfants paris ©AFP

L’heure n’est pas aux procès. L’heure est à la résistance. L’heure est à la lutte sans faille contre tous les extrémismes, tous les terrorismes, toutes les barbaries. Il n’y a pas de miracle. Aucune arme ne désarmera le Mal absolu, la violence aveugle à toute règle, toute loi, toute frontière. Nous n’irons nulle part la peur au ventre. Nous perdons toute liberté si nous cédons au chantage. Ne tombons pas dans le piège de la peur. C’est l’appel vibrant du Premier ministre de notre pays, Charles Michel. Liberté, égalité, fraternité. C’est le soutien prononcé en français et en communion par le président des États-Unis, Barack Obama. Le terrorisme abat aveuglément des innocents jusque dans notre vieille forteresse européenne. Mais ce qui nous tuera tous sera de céder à la peur. Alors nous n’oserons plus respirer, aimer, vivre. Alors nous serons vivants mais morts.

J’ai cherché les mots. Je me suis arrêtée sur ceux-ci, glanés sur Twitter. «Il suffit d’une heure d’attentats à Paris pour comprendre pourquoi des familles embarquent sur des canots pneumatiques pour fuir leur pays.» Le terrorisme n’a plus de frontières. La solidarité ne doit plus en avoir non plus. La barbarie frappe à nos portes. La fraternité lui barrera la route.