De la transparence

Dans un peu moins de trois semaines, près d’un million de « petites têtes blondes » vont (re)prendre le chemin de l’école en Fédération Wallonie-Bruxelles.

De la transparence
François-Xavier Giot ©EdA - Jacques Duchateau

Un événement redouté par certains parents en raison de l’impact que cette rentrée occasionnera sur le budget familial. Car force est de constater que les écoles ont depuis bien longtemps pris quelques distances avec un principe pourtant inscrit sans équivoque dans l’article 24 de la Constitution. Celui-là même qui garantit un « accès gratuit à l’enseignement jusqu’à la fin de l’obligation scolaire ».

Certes, l’accès, à proprement parler, à l’enseignement demeure gratuit en Belgique, à moins d’inscrire son enfant dans une structure privée. Aucun minerval n’est réclamé lors de l’inscription de l’enfant. Mais l’exercice de la scolarité s’avère, lui, bel et bien coûteux, comme en témoigne l’enquête annuelle de la Ligue des Familles et qui a été présentée à quelques jours de la rentrée.

Son auteur rappelle, qu’avant même d’avoir franchi la grille de l’école, les parents auront déjà déboursé plusieurs dizaines d’euros. Un montant qui peut rapidement grimper selon les écoles, voire parfois au sein d’un même établissement, d’une même année.

Si ce constat a déjà de quoi interpeller, il devient carrément choquant quand la Ligue des Familles révèle, mais le problème est loin d’être neuf, que des écoles flirtent allégrement avec la légalité en facturant aux parents certaines dépenses qu’elles n’ont pas le droit de réclamer. Ce qui surprend encore davantage, c’est que certains directeurs d’écoles n’ont, paraît-il, pas connaissance de l’ensemble des dispositions légales et n’ont donc pas conscience d’être dans l’illégalité.

D’où cette question : pourquoi ne pas édicter des règles claires et transparentes à destination tant des parents que du corps enseignant et des directeurs d’écoles. Des règles qui seraient rappelées explicitement chaque année. Et pourquoi pas insérées dans le journal de classe, et donc accessibles à tous. Car imposer, comme l’a prévu le législateur à partir de 2014, d’envoyer un relevé détaillé des dépenses aux parents ne présente qu’un intérêt limité si ces derniers ne connaissent pas les dispositions. Cette mesure simple permettrait de sortir du flou qui entoure encore trop souvent les dépenses induites par la scolarité d’un enfant.

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