L’acharnement

La famille royale est ce qu’elle est. Je veux dire que le mieux reste sans doute de la voir comme une incarnation de nos institutions.

Géry Eykerman

Pas moins, pas davantage.

Pas besoin d’être monarcholâtre, si on y croit. Pas plus de raison d’être monarchophobe, si on n’y croit pas. Tout juste arrive-t-il que, de temps à autre, l’un ou l’autre membres nous irritent ou nous fassent sourire…

Qu’une vieille dame veuille distribuer ses nicnacs à sa guise, en oubliant que c’est nous qui lui avons payé le paquet, ça peut être agaçant, mais bon, patience…

Qu’on essaie de nous faire passer le gamin qui n’en touchait pas une pour le nouveau champion de la com’, ça a quelque chose de pathétique, mais bon, c’est pas de sa faute à lui…

Que le dernier fasse semblant de ne pas comprendre qu’il y a des terrains de jeu où il ferait mieux de ne pas s’aventurer, bon, on ne le changera plus…

Que la mama remballe un peu sèchement tous les Rouletabille de province qui en veulent à ses yachts, ses villas, ses voyages, bon, ça nous renvoie à nos modestes extractions…

Que le patriarche se comporte comme le dernier des cloportes et ne daigne pas reconnaître sa fille naturelle, j’avoue que ça passe déjà moins bien. Mais on peut encore le supporter… «C’est du privé» comme disait Lavanant dans «Papy fait de la résistance».

Par contre, que Louis Michel nous fasse la morale le dimanche midi, qu’il nous parle d’ «acharnement» à l’égard de la famille royale, alors là, ça devient franchement insupportable.

Ceci dit, si vous cherchiez plus déconnecté du vécu des Belges que la famille royale, n’allez pas plus loin, vous avez trouvé…

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...