Déprimer quand on arrête d’allaiter son bébé : le « milk blues » est-il inévitable ?

Moins connu que le baby blues, ou la dépression post-natale, le milk blues touche les mamans qui connaissent un immense chagrin lorsqu’elles décident d’arrêter d’allaiter leurs bébés.

Laura Vliex
Déprimer quand on arrête d’allaiter son bébé : le « milk blues » est-il inévitable ?
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"Je me souviendrai toujours du premier biberon que son père lui a donné," nous confie Lisa, 31 ans, qui après cinq mois d’allaitement exclusif a décidé de sevrer son fils. "Je l’ai vécu comme un échec personnel, mais je me suis aussi sentie rejetée par ce petit garçon qui, soudainement, réalisait que le débit rapide de la tétine et le peu d’efforts qu’il avait à fournir pour être nourri convenaient davantage à ses attentes." Après un mois d’allaitement mixte, la production de lait de la jeune maman s’est tarie et Isaac, son tout-petit, a arrêté de téter. "Je me suis sentie inutile et les biberons, qui n’ont pas réussi à rassasier mon bébé, ont rendu les réveils nocturnes plus difficiles, la fatigue plus lourde à porter. Alors que j’avais toujours réussi à calmer mon enfant lorsqu’il pleurait en le posant contre ma poitrine, je me retrouvais soudainement désemparée. Je devais redoubler d’imagination pour trouver une autre solution pour l’apaiser."

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