Voici la Ferrari des VTT, à 16 700 €!

Si le Colorado est une terre de VTT, les vélos d’Optibike en sont les ambassadeurs. Le R22 Everest est roi de sa catégorie ! On pourrait traverser la Belgique avec une recharge.

Éric Guidicelli
Voici la Ferrari des VTT, à 16 700 €!

S’il existe une multitude de fabricants de vélo, la marque Optibike est une des pionnières de l’histoire des VAE (Vélo à assistance électrique.) En 1998, au Colorado, Jim Turner, ancien champion de motocross, décide de se lancer dans les vélos électriques. Après neuf années de recherches, de succès et d’échecs, le premier vélo Optibike était vendu en 2007. Depuis, le boss de la marque américaine met un point d’honneur à fabriquer des vélos hors du commun en plus d’engins à destination du grand public.

485 km en une charge

Voici la Ferrari des VTT, à 16 700 €!

Concernant ces "Ferrari", ce sont des monstres électriques dans un esprit VTAE. Le R22 Everest porte bien son nom : un vélo full suspendu, un cadre en carbone et un couple jamais vu de 190Nm (Newton-mètre). Oui, vous avez bien lu : 190Nm. Avec cela, on peut effectivement grimper l’Everest et tous les autres sommets, si l’envie est là. Petite précision : ce vélo est considéré comme un speedpedelec ; il va à 45 km /h et dans une configuration normale, à 25 km/h. Il a la capacité de traverser la Belgique avec une seule charge. Il peut parcourir la distance de 485 km avec une charge unique. Seulement une petite condition pour effectuer une telle distance : ne pas peser plus de 73 kg. Mais sachant que d’Arlon à Ostende, il y a environ 350 kilomètres, nous pouvons, quel que soit notre poids, y arriver (en roulant à 25 km/h).

Une batterie de 16 kilos

L’engin qui, avec sa batterie de 16 kg pèse 42 kg au total, a un moteur de 1700 W. À titre d’exemple, le moteur du R22 Everest est deux fois et demie plus puissant que le moteur CX de Bosch. Cela permet au monstre du Colorado d’affronter des pentes de 40 % sans soucis. Des chiffres très impressionnants qui permettent à cet extraterrestre des vélos de faire 160 km à pleine puissance, soit à 45 km/h.

Côté mountain bike, l’engin continue de donner le tournis. Sa suspension arrière a un débattement de 200 mm, ce qui laisse imaginer les amortissements, là aussi hors norme. Idem à l’avant avec une vraie suspension de descente ; cela permet au R22 Everest de rester toujours en contact avec le sol et d’avoir un confort irréprochable.

Pour en finir avec l’aspect performance, il faut noter que c’est un vélo qui a 14 vitesses, une chaîne spécialement fabriquée pour lui et un écran display qui résume l’ensemble de nos actions. Pour couronner le tout, sur la poignée droite, il y a la commande d’accélération qui, quand cela devient trop compliqué, nous assiste et nous donne la puissance dont nous avons besoin pour franchir les obstacles.

Bien sûr, tout cela a un prix, et celui du R22 Everest n’est autre que le prix d’une petite voiture. Il faut compter 16 700 € pour chevaucher ce qui est bien plus qu’un vélo tout-terrain.

À ce prix-là, nous pouvons avoir une Fiat Panda, une Renault Twingo ou encore une Dacia Sandero.