Notre sélection de 4 restos dans la vallée de l’Amblève

Quatre bonnes adresses, pour le gîte comme pour le couvert, sur la route qui va de Ligneuville à Comblain-au-Pont en passant par Stavelot, Trois-Ponts, les cascades de Coo (photo), Stoumont, Remouchamps et Aywaille.

Robert Nicolas

1.À un lancer de canne de la rivière

Notre sélection de 4 restos dans la vallée de l’Amblève

Cette solide auberge cultive le charme un peu désuet de ces vieilles hostelleries à la campagne. Elle est postée à un lancer de canne de l’Amblève sans pour autant être réservée aux seuls pratiquants de la pêche à la mouche. Ses façades à colombages sur lesquelles court un long balcon chargé de fleurs lui donne des airs de maison rhénane. Jean Goire, son chef-propriétaire, cuisine dans l’air du temps sur des bases classiques. Il sait apporter la fraîcheur et la légèreté aux plats de toujours.

Au menu: truite fumée sur un gaspacho de betteraves relevée de fromage bleu Stilton, soupe de poissons aux crabes, jambon fumé dans la maison avec une rémoulade à la truffe et une croûte de pain de seigle, homard au fumet d’étrilles sur un risotto, pigeon au chou sauce au porto… Salon d’été dans le grand parc privé, terrasse couverte et chauffée, feu de bois dans la cheminée.

Hôtel du Moulin, Grand-Rue, 28, à Ligneuville. Menu à 55€. Fermé dimanche soir, lundi et mardi. 080 57 00 81

2.Exquise terrasse dans le parc

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Voici une escale feutrée au confort douillet, à l’accueil attentif et à la table généreuse, parfait pour se faire choyer. L’imposante maison bourgeoise à colombages, presque anglo-normande, date de 1934. Elle se cache dans un parc paysager d’un hectare aux arbres remarquables, dont un hêtre pleureur magnifique. Sa belle architecture d’époque côtoie très harmonieusement une construction géométrique contemporaine au bardage de cèdre qui vient compléter une offre hôtelière raffinée. Le restaurant cossu, qui a fait l’objet d’une modernisation très réussie, donne sur une exquise terrasse qui ouvre ses parasols dans les buis. Au menu: une riche cuisine qui célèbre les saveurs classiques sans ignorer les tendances nouvelles. Homard, turbot, écrevisses, agneau, bœuf maturé, langoustine, ris de veau…

Le Val d’Amblève, route de Malmedy, 7, à Stavelot. Lunch à 60€. Menus de 67,5 à 125€. 080 28 14 40

3.Cuisine à l’ancienne et décor de toujours

Notre sélection de 4 restos dans la vallée de l’Amblève

À Remouchamps, cet établissement posté au débouché du pont sur l’Amblève tient son nom de la famille propriétaire depuis au moins sept générations. Il est devenu royal dans les années vingt, par la grâce d’une visite d’Albert Ier. Cette vénérable institution a ses origines dans un relais de poste du XVIII siècle devenu auberge avec chambres pour voyageurs. Elle raconte l’histoire du tourisme en Ardenne, depuis l’époque où des estivants aisés venaient y passer un mois de villégiature avec armes, bagages et domesticité. Les clients ont bien changé mais la maison a gardé son décor et son ambiance. Dans ses murs historiques, elle cultive la tradition et cuisine à l’ancienne, flambant au cognac et ne mégotant pas sur la crème et le beurre. Au menu: truite aux amandes, anguille au vert, fricassée de homard, ballottine de volaille farcie aux écrevisses… On déjeune et on boit des bières sur la grande terrasse fleurie abritée sous une pergola dans laquelle s’incrustent trois ormes centenaires.

Hôtel-restaurant Royal-Bonhomme, à Remouchamps. Menus de 37 à 65€. 04 384 40 06

4.La maison du mal-aimé

Notre sélection de 4 restos dans la vallée de l’Amblève

À Stavelot, l’hôtel-restaurant judicieusement nommé Ô Mal-Aimé est installé dans la maison historique qui abritait la pension Constant, là où avait séjourné Guillaume Apollinaire. L’enseigne fait référence à la Chanson du mal-aimé, un des textes le plus connus du poète.

Avec ses banquettes de gare et ses tables bistrot, le restaurant s’offre un très pittoresque décor de toutes les couleurs, fait de photos, de citations et de vitres peintes évoquant Apollinaire et le surréalisme. Mais il faudra patienter jusqu’en septembre pour venir y goûter le ris d’agneau sur un risotto, la pintade au calvados ou le filet de maquereau grillé au fenouil. En attendant, on peut déjà découvrir la cuisine inventive du chef Etienne Debras dans les caves de l’abbaye où il régale pendant le festival Vacances-Théâtre, du 30 juin au 10 juillet (uniquement sur réservation).

L’hôtel compte six chambres, elles aussi en couleurs. Il est ouvert tout l’été, du jeudi soir au lundi matin.

Ô Mal-Aimé, rue Neuve, Stavelot. 080 86 20 01 et 0495 54 23 31