Pourquoi les pistes bleues sont-elles plus propices aux accidents entre skieurs?

L’acteur Gaspard Ulliel est décédé après une collision avec un autre skieur sur une piste bleue en Savoie.

Pourquoi les pistes bleues sont-elles plus propices aux accidents entre skieurs?
Image d’illustration. ©EdA

Le décès tragique de l'acteur Gaspard Ulliel, ce mercredi 19 janvier, après un accident de Ski en France, a ravivé les critiques auprès d'une pratique sportive qui attire de très nombreuses personnes dans le monde. Quelques jours avant le décès du Français de 37 ans, c'est une fillette britannique de 5 ans qui a trouvé la mort dans la station, en Haute-Savoie, là aussi sur une piste bleue.

Ces dernières années, le Système National d’Observation de la Sécurité en Montagne (SNOSM) a rédigé plusieurs rapports concernant les collisions "entre usagers".

Pourquoi les pistes bleues sont-elles plus propices aux accidents entre skieurs?
©-SNOSM

Les pistes bleues arrivent en première position alors que les pistes vertes, elles, arrivent, elles, en deuxième place. On estime ainsi qu’entre 2011 et 2021, 67% des collisions se sont déroulées sur des pistes bleues, contre 21% pour les pistes rouges.

Contacté par le HuffPost, Ludovic Richard, responsable du SNOM estime que c’est la vitesse qui pose problème. "Vous pouvez avoir des skieurs débutants qui vont plutôt utiliser le milieu de la piste sans forcément avoir une grande maîtrise de leur trajectoire, et d’autres plus expérimentés qui vont aller chercher la ligne droite et la vitesse sur les bords. Mais parfois ces trajectoires se croisent, et cela peut être dramatique, surtout quand il y a une cinétique forte", dit-il.

La qualité de la neige

Ludovic Richard insiste également sur la qualité de la neige qui influe, selon lui, sur les skieurs. "En période de beau temps et de faibles chutes, elle peut devenir particulièrement compacte et dure, rendant d’autant plus difficile la maîtrise de sa trajectoire et de sa vitesse. Y compris sur une piste bleue. La glisse sur neige dure est la configuration la plus défavorable. Les blessures engendrées par ces accidents à cinétique élevée mobilisent fortement les services d’urgence en période de haute fréquentation", conclut Ludovic Richard.