Nouvelle saison des «Belges du bout du monde» pour Adrien Joveneau: «Je suis raccord avec les Belges qui ne peuvent pas partir loin»

Ce dimanche, Adrien Joveneau propose une nouvelle saison des «Belges du bout du monde» en radio sur La Première et en télé sur La Une. Avec, comme l’an dernier, des destinations plus proches au programme.

Marc Uytterhaeghe

Comme l’an dernier, la crise du Covid a mis des bâtons dans les roues d’Adrien Joveneau pour voyager dans le cadre de son émission Les Belges du bout du monde. Il va donc proposer une saison mixte, composée de quatre nouveaux numéros et de quatre anciens, mais réactualisés avec de nouveaux témoignages. «Les conditions restent particulières, mais comme l’an dernier, on s’adapte. Pour les nouveaux numéros, je me suis cantonné au bassin méditerranéen et au nord de l’Afrique.»

Ce repli sur des territoires plus proches n’est pas fait pour déplaire à l’animateur globe-trotter. «Sur un plan personnel, après avoir fait plein de longs et grands voyages assez loin, j’aime aujourd’hui (re)découvrir le Morvan, l’Italie, le Maroc… Je suis super-excité à l’idée de faire ça. Je prends énormément de plaisir à être plus proche. Et puis je suis raccord avec ce qui se passe pour la majorité des Belges qui ne peuvent plus partir loin…»

«Ils ont trouvé un compromis à la belge en s’installant à mi-chemin entre Carthage et Chimay, d’où il est originaire.»

La première émission sera consacrée à la rencontre de Michel Boucquillon, architecte, designer et plasticien, qui s’est installé à Lucca, (Lucques en français), une ville de 90 000 habitants située en Toscane. «En 1988, à l’âge de 26 ans, il a remporté le concours d’architecture pour l’hémicycle du Parlement européen de Bruxelles. Il était vraiment tout jeune. C’est aussi lui qui en a conçu le mobilier un peu plus tard. Il a ensuite rencontré sa future épouse qui est d’origine tunisienne et qui voulait descendre vers le sud. Ils ont trouvé un compromis à la belge en s’installant à mi-chemin entre Carthage et Chimay, d’où il est originaire.»

Dans sa villa, Michel Boucquillon continue de créer. «Il imagine des maisons futuristes et contemporaines, mais il y développe surtout son autre passion qui est le design.» Il travaille pour des grandes maisons comme Alessi, Artemide, Antonio Lupi… «Sa maison est révolutionnaire puisqu’elle se décapote un peu comme un cabriolet, ce qui lui permet de ne pas avoir d’air conditionné. Il l’a construite il y a vingt ans et a obtenu le label Maison plus verte d’Italie décerné par le National Geographic et la RAI.»

«Elle a créé avec son mari, le philosophe Marc Halévy, le premier bistrot des optimistes du monde!»

Impossible de passer ici en revue les huit destinations qu’Adrien Joveneau proposera, mais sachez que l’émission du 14 novembre sera consacrée à la Namuroise Dominique Annet. Cette ancienne directrice de la communication de l’université de Namur s’est reconvertie dans le tourisme dans le Morvan, en Bourgogne Franche-Comté. Elle y a créé trois entreprises, deux domaines résidentiels et quinze emplois. «Elle a créé avec son mari, le philosophe Marc Halévy, le premier bistrot des optimistes du monde! Et elle est aussi conseillère municipale de Moux-en-Morvan, ce qui est pas mal pour une Namuroise d’origine…»

La saison se terminera avec la rediffusion de l’émission consacrée au Docteur Mitiku Belachew, le père de l’anneau gastrique, ancien berger éthiopien devenu chirurgien en Belgique, décédé en avril dernier. «C’était un tout grand monsieur. Dans la centaine de portraits que j’ai tournés aux quatre coins du monde, c’est peut-être celui qui m’a le plus marqué. Il a eu un parcours de vie très inspirant. Il a appris le français en lisant Simenon et Pagnol! Il a réinvesti une partie de ses gains dans la création d’école et de centre de santé dans son village natal.»

Diffusion sur La Une, à partir de ce dimanche 31/10, à 14 h 05. Sur La Première à 9 h.