Histoire de l’ossature bois

La construction en bois hérite d’une très longue tradition. Quand on ferme les yeux, on pense d’abord aux constructions en bois massifs: les chalets suisses, par exemple. Ils sont composés de rondins ou de madriers empilés les uns sur les autres. Cette première technique de construction en bois s’est développée avec l’invention des outils en fer.

Ensuite, apparaissent les maisons en colombage. Elles sont constituées de pans de bois dont les vides sont comblés par une maçonnerie légère ou du torchis. Des quartiers entiers de la ville de Paris sont bâtis suivant ce principe (comme le quartier Latin, les Halles et le Marais…). La technique évolue au fil du temps.

Dès le XVe siècle, on parle de maisons à colombage à bois court. Les poteaux d’angles font la taille d’un étage, ils s’empilent les uns sur les autres pour ériger l’ensemble du bâtiment. En poursuivant cette méthode de bois courts, et grâce à l’apparition des panneaux dérivés du bois et des systèmes d’assemblages, naît la maison en ossature bois. C’est aujourd’hui la technique de construction en bois la plus courante. Elle concerne plus de trois quarts de la construction en bois en Belgique.

Les montants de l’ossature bois sont peu espacés, ils sont fixés entre deux planches, entre lesquelles vient se glisser de l’isolant (de la laine de verre, par exemple). L’ossature est posée sur une dalle de béton qui sépare la construction du terrain. Elle ne fait qu’un étage, elle sert de plate-forme pour la construction du deuxième étage, et ainsi de suite, jusqu’à deux ou trois étages maximum.