Zakouski, mise en bouche ou amuse-gueule ?

À l’origine point de zakouski pour lancer un repas de fête. La cuisine française utilise plutôt le nom d’amuse-gueule qui est généralement invariable.

Zakouski, mise en bouche ou amuse-gueule ?
©EdA - Jacques Duchateau

Mais d'où vient ce nom? Dans Mots de table, mots de bouche publié en 1996, Claudine Brécourt-Villars explique que ce nom familier est composé d'amuser et de gueule, du latin «gula » «gosier, bouche ». Il est d'abord apparu sous la forme d'amuse-bouche à la fin du XIVe siècle. À cette époque, il s'agissait des mets servis en début de repas.

Devenu amuse-gueule, le terme indique désormais par extension tous les petits mets salés ou sucrés qui sont servis, chauds ou froids, avec l'apéritif ou pour un cocktail. Le mot a été officialisé par le Dictionnaire de l'Académie française en 1877. À l'époque, il a des synonymes qui ont depuis disparu dans le langage courant: «gueulardise » et «amusette de la bouche ». Rien ne vous empêche d'essayer avec vos invités. C'est peut-être l'occasion de relancer l'usage…

Mais c’est plutôt le mot zakouski qui s’impose actuellement. Le nom d’origine russe, s’écrit zakouska au singulier et vient d’un verbe qui signifie «croquer quelque chose après avoir bu de l’alcool ».

Enfin, un autre mot s’impose désormais dans les restaurants où on vous offrira souvent quelques «mises en bouche ». C’est joli aussi!