Le procès des attentats du 13 novembre 2015 à Paris

Vendredi 13 novembre 2015 à 21H20. Une détonation retentit près du Stade de France, au nord de Paris. Deux autres suivent. Au même moment, des terrasses parisiennes sont mitraillées et le Bataclan devient le théâtre d’une tuerie. La France vient de plonger dans l’horreur.

C’était le 13 novembre 2015, Paris était la cible de plusieurs attentats. Trois commandos terroristes tuaient 131 personnes et en blessaient plus de 400 autres. Du stade de France, en passant par les terrasses des cafés, jusque dans la salle du concert du Bataclan, neuf hommes sèment la mort au nom de l’organisation État islamique (EI). Rapidement une enquête judiciaire d’envergure est ouverte en France, mais aussi en Belgique car il apparaît très rapidement que les auteurs des attaques étaient partis de Bruxelles. Après plus de 4 ans d’enquête, le procès débute devant la cour d’assises de Paris le 8 septembre 2021. Vingt personnes ont été renvoyées par le parquet national antiterroriste devant la cour d’assises pour leur implication dans les attentats du 13 novembre 2015. Le procès devrait se dérouler sur une période huit mois.

Attaques terroristes du 13 novembre à Paris

Qui sont les accusés du procès des attentats du 13 novembre 2015 à Paris ?

Si 20 personnes sont inculpées dans ce procès hors norme, seules 14 personnes seront présentes dans le box des accusés. Six autres accusés seront jugés par défaut car ils sont absents du procès, cinq étant présumées mortes.

Parmi ces personnes, on retrouve le seul survivant des commandos terroristes : Salah Abdeslam. Détenu en France, il sera jugé notamment pour «meurtres, tentatives de meurtres et séquestration, en bande organisée et en relation avec une entreprise terroriste». A ses côtés, d’autres hommes, âgés de 28 à 39 ans sont soupçonnés d’avoir pris part, de près ou de loin, aux attaques. Logisticiens, convoyeurs, intermédiaires, ils sont une majorité de ressortissants belges. Ils sont d’ailleurs des membres présumés de la cellule djihadiste à l’origine des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles. Au total, six des 20 accusés au procès du 13 Novembre seront également jugés pour les attentats de Bruxelles en 2022. Comme Mohamed Abrini dit l’homme au chapeau ou Mohammed Amri qui est allé chercher Salah Abdeslam à Paris le soir des attentats pour le ramener à Paris.

Voici le portrait des 14 personnes inculpés

À quand le verdict ?

Pour accueillir les plus de 1 800 parties civiles, mais aussi les centaines d’avocats et de journalistes attendus, une salle d’audience de 550 places a été créée au cœur du palais de justice de Paris, sur l’île de la Cité.

Le procès est prévu pour durer huit mois et comptera au moins 110 journées d’audience qui auront lieu du mardi au vendredi à partir de la mi-journée. Il est très difficile de savoir quand il prendra fin car on ignore combien de parties civiles souhaiteront témoigner à l’audience.

Attaques terroristes du 13 novembre à Paris

Deux autres procès terroristes en Belgique

Deux autres procès terroristes sont attendus en Belgique.

Appelé le dossier « Paris bis », il se déroulera en Belgique en mars 2022.  Ici les inculpés ne sont pas soupçonnés d’avoir commis les attentats mais d’avoir aidé les auteurs.  Quatorze personnes sont soupçonnées de participation aux activités d’un groupe terroriste. Il s’agit de Sammy Djedou, Youssef Bazarouj, Ayoub Bazarouj, Abid Aberkan, Ibrahim Abrini, Mohamed Rabhioui, Soufiane Al Aroub, Abdoullah Courkzine, Smaïl Farisi, Youssef El Ajmi, Zakaria Jaffal et Rafik El Hassani. Ils sont suspectés d’avoir, par un acte quelconque, même minime, participé aux attentats commis sur le sol français en novembre 2015. Le procès aura lieu à Bruxelles devant le tribunal correctionnel pour une dizaine de jours.

Le procès des attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 est, lui, attendu pour 2022. On retrouvera sur le banc des accusés une partie des inculpés du premier procès des attentats du 13 novembre 2015 : Salah Abdeslam, Mohamed Abrini, Osama Krayem, Sofien Ayari et Ali El Haddad Asufi.