Burundi: Washington regrette la candidature du président Nkurunziza à un 3e mandat

(Belga) Les Etats-Unis ont déclaré samedi regretter la candidature du président du Burundi Pierre Nkurunziza à un troisième mandat au risque d'une confrontation avec l'opposition burundaise.

Burundi: Washington regrette la candidature du président Nkurunziza à un 3e mandat

"Nous regrettons cette importante occasion manquée, mais le dur travail de construction des institutions et des pratiques démocratiques doit continuer", a déclaré dans un communiqué Marie Harf, porte-parole du département d'Etat américain. Le président Nkurunziza a été désigné samedi par son parti candidat à un troisième mandat présidentiel à l'élection du 26 juin prochain. L'opposition burundaise et de nombreux pans de la société civile considèrent qu'un troisième mandat de M. Nkurunziza serait contraire à la Constitution du Burundi et aux accords d'Arusha, qui ont ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006). La porte-parole du département d'Etat a lancé une ferme mise en garde aux autorités de Bujumbura quant aux conditions dans lesquelles se dérouleront les élections présidentielle et législatives. Les Etats-Unis, a-t-elle dit, appellent toutes les parties à "faire en sorte que ces processus électoraux soient inclusifs, transparents, crédibles, libres et conduits dans un environnement dépourvu de menaces, d'intimidation ou de violence". "Nous appelons en particulier les autorités du Burundi à respecter les droits de tous les partis politiques pacifiques et de leurs candidats à faire campagne, à tenir des meetings et des rassemblements et à exprimer leurs idées", a poursuivi Mme Harf. La porte-parole a clairement laissé entendre que Washington était prêt à prendre des sanctions si cela était nécessaire. "Les Etats-Unis continueront à observer la situation de près et à prendre des mesures ciblées, y compris, lorsque ce sera approprié, en décidant des refus de visas américains", a-t-elle dit. Les Etats-Unis "tiendront pour responsables les personnes qui participent, programment ou ordonnent des violences contre la population civile", a encore déclaré Mme Harf. "La violence n'a pas de place dans des élections démocratiques", a-t-elle insisté. (Belga)

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