Procès des attentats à Bruxelles: aucun accusé dans le box, tous ont décidé de ne pas se présenter

Ce mercredi 4 janvier 2023, à l’ouverture de l’audience du procès des attentats à Bruxelles du 22 mars 2016, le box des accusés était… vide.

Belga
<p>Salah Abdeslam Salah dans le box vitré des accusés, lors du procès des attentats jihadistes de 2016, le 6 décembre 2022 à la cour d'assises de Bruxelles</p>
<p>Salah Abdeslam Salah dans le box vitré des accusés, lors du procès des attentats djihadistes de 2016, le 6 décembre dernier à la cour d'assises de Bruxelles</p> ©BELGA/AFP/Archives

Le box des accusés est resté vide mercredi matin à l'ouverture de l'audience du procès des attentats à Bruxelles du 22 mars 2016. Les sept accusés détenus ont refusé de se présenter, a expliqué la présidente de la cour d'assises, Laurence Massart.

Mohamed Abrini, Osama Krayem, Sofien Ayari, Bilal El Makhoukhi et Hervé Bayinga Muhirwa ont refusé de quitter leur cellule. Salah Abdeslam et Ali El Haddad Asufi ont été jusqu'à la salle de fouille mais ont renoncé à venir lorsqu'on leur a demandé de se dévêtir le bas du corps, a précisé Laurence Massart.

Smaïl et Ibrahim Farisi, qui comparaissent libre, sont donc les seuls accusés présents.

L'avocate de Salah Abdeslam, Delphine Paci, a déclaré que la police aurait dit à son client que "rien n'allait changer" et que les fouilles à nu avec génuflexion allaient se poursuivre. "Il y a donc une rupture entre la directive ministérielle (sur le transport des détenus du 2 janvier 2023, NDLR) et la pratique", a-t-elle constaté.

Alexandre Wilmotte, qui représente trois parties civiles, a également pris la parole pour rappeler que les fouilles à nu n'étaient pas interdites en soi mais qu'elles étaient conditionnées a une justification individuelle et qu'elles ne devaient pas être systématiques. "Si le principe même de ces fouilles est remis en cause, alors nous sommes en difficultés", a-t-il précisé.

Alors que l'exposé sur l'enquête des attentats devait se poursuivre mardi, l'audience avait finalement été exclusivement consacrée à la problématique des conditions de transferts des accusés détenus. Ceux-ci ont, en effet, protesté, via leurs avocats, contre les fouilles à nu dont ils sont encore l'objet alors qu'une ordonnance en référé rendue le 29 décembre interdisait le recours systématique a de telles fouilles.

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