La Fédération des étudiants francophones contre l’instauration d’un concours d’entrée aux études de médecine

La FEF, Fédération des étudiants francophones, indique lundi s’opposer fermement à la proposition des doyens, et du président du MR, d’instaurer un concours d’entrée aux études de médecine.

La Fédération des étudiants francophones contre l’instauration d’un concours d’entrée aux études de médecine

Selon la Fédération, un tel système renforcerait la pénurie actuelle de médecins et accentuerait les inégalités d’accès aux études.

"Une mécanique de concours irait à l’encontre des besoins de la population et condamnerait les habitants à vivre dans un système de soins de santé inaccessible, toujours à bout et incapable de répondre à des situations de crises", souligne la FEF dans un communiqué.

"La ministre Glatigny elle-même insistait fin 2021 sur l’importance d’offrir des soins de qualité à la population, et reconnaissait le risque de pénurie auquel nous faisons face actuellement. Elle expliquait d’ailleurs à l’époque ne pas être ‘convaincue qu’il faille augmenter le filtre’", rappelle la fédération.

L’enseignement en Communauté française étant un des plus inégalitaires de l’OCDE, les filtres d’accès aux études renforcent les inégalités socio-économiques, pointe la FEF. "Le tri social qu’opérerait un concours est inacceptable et va à l’encontre d’un accès équitable aux études supérieures."

"Sous prétexte de vouloir défendre les étudiants, le concours d’entrée aux études de médecine sert en réalité un agenda politique motivé par des idéaux élitistes, et ne ferait que plonger un peu plus le monde de la santé dans une crise aux conséquences catastrophiques", conclut la fédération. Cette dernière estime par ailleurs que "toutes les vocations" se présentant dans les facultés de médecine "doivent être accueillies et encouragées".

Ce matin, sur DH Radio, Valérie Glatigny, la ministre francophone de l'Enseignement supérieur estimait qu'il faut accorder des numéros INAMI en Fédération Wallonie-Bruxelles selon deux balises. "Il faut obtenir la garantie que tous les étudiants qui sont actuellement dans le cursus puissent avoir un numéro INAMI à la sortie car nous savons qu'un examen d'entrée exigeant et réalisé avant ce cursus filtre un étudiant sur cinq. La deuxième balise, qui est un point très important, c'est obtenir une objectivation des besoins sur le terrain. Nous devons avoir une offre suffisante sur le terrain en Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour l'instant, nous savons que nous n'avons pas assez de médecins dans les zones rurales et ce n'est pas qu'une question de numéro INAMI, c'est aussi une question de zone géographique. On trouvera plus de généralistes à Uccle qu'à Anderlecht, par exemple. Nous devons donc objectiver nos besoins."

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