Attentats de paris: « Les gens ne viennent pas pour qu’on pleure sur leur sort »

Frédéric Bibal est l’avocat de plusieurs dizaines de victimes. Après cinq semaines de procès, il analyse les moments forts de ce procès inédit.

Attentats de paris: « Les gens ne viennent pas pour qu’on pleure sur leur sort »
Pour Frédéric Bibal, les avocats ont dû revoir leurs méthodes afin de les adapter aux spécificités du procès des attentats. ©- eda Huet
Emmanuel Huet

La parole aux avocats… Depuis que le procès des attentats de Paris s’est engouffré dans un long tunnel d’émotions et de témoignages des parties civiles, la parole des avocats est quelque peu mise en sourdine. Sur plus de 1 800 parties civiles constituées, environ 400 ont souhaité être entendues à ce procès. Pour les avocats, tant de la défense que du côté des victimes, le «match» n’a pas encore véritablement débuté.