La France estime que la 5G n’est pas dangereuse pour la santé

Un rapport très attendu livre des conclusions intermédiaires rassurantes pour la santé publique.

G.L.
La France estime que la 5G n’est pas dangereuse pour la santé
Le gouvernement bruxellois annonce du même coup s’être accordé sur des «balises» pour la suite des travaux pour le déploiement d’un réseau 5G dans la capitale. ©Mr.Stock - stock.adobe.com

En France, le dernier rapport consacré à l'impact de la 5G sur la santé publique se veut raisonnablement rassurant. Selon l'Agence nationale de sécurité sanitaire et alimentaire nationale (Anses), la 5G ne présente «pas de risques nouveaux pour la santé au vu des données disponibles.» L'Anses appelle néanmoins à la poursuite des recherches.

Trois bandes de fréquences ont été étudiées: 700 MHz-2,1 GHz, 3,5 GHz et 26 GHz.

La bande 700 MHz-2,1 GHz «inclut des fréquences utilisées depuis plusieurs années par les générations actuelles de communication mobile, 2G, 3G et 4G […]» Selon les investigations menées, les niveaux d'exposition de la 5G dans cette bande sont similaires à ceux de la 3G et de la 4G.

La bande de fréquences 3,5 GHz est depuis peu exploitée commercialement pour la 5G. Même si «l'exposition aux champs électromagnétiques qui en résulte n'est aujourd'hui pas représentative de ce qu'elle sera dans le futur», l'Anses considère «comme peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences autour de 3,5 GHz constitue à l'heure actuelle de nouveaux risques pour la santé.»

Pour la bande 26 GHz, qui pourrait être utilisée dans quelques années, «les données ne sont pas suffisantes pour conclure à l'existence ou non d'effets sanitaires liés à l'exposition aux champs électromagnétiques.»

Au-delà de ce rapport, l'Anses insiste: «Les connaissances sur les liens entre expositions et effets sanitaires devant être renforcées. Et souligne: «la nécessité de poursuivre les recherches.»

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