« Une campagne ne se gagne pas avec Twitter »

Avec 15 818 followers et 1 896 tweets envoyés depuis son arrivée en mai 2012 sur le fil du petit oiseau (à peine deux ans), et une moyenne de 86 tweets par mois, Charles Michel est l’homme politique dont la popularité grimpe le plus vite et qui est le plus «tweeter actif».

« Une campagne ne se gagne pas avec Twitter »
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«Il aime ça» confie son porte-parole, Frédéric Cauderlier. «Il sait que c'est un canal direct avec les gens qui permet une réactivité quasi instantanée. Il regarde ce qui se dit, il lance des débats. 80% de ces tweets, il les fait lui-même».

Une arme de campagne pour le MR?

«Non, c'est un moyen de communication» estime le communicateur. «Il faut reconnaître que c'est chronophage. Et, en campagne, un président de parti a peu de temps. Alors il le fera chez lui, en voiture, quand il a un peu de temps. Mais honnêtement, il n'y a pas un plan de guerre chez nous lié à Twitter. Ce n'est pas une priorité. Pour jouer la proximité, c'est plus important d'aller serrer des mains que d'être actif sur Twitter».

Les réseaux sociaux, ce n’est donc pas la bombe atomique de la com’.

«Je sais qu'il y a un mythe autour de la victoire d'Obama qui aurait gagné la Maison Blanche grâce aux réseaux sociaux. Mais je n'y crois pas. Bien sûr que ça peut aider. Peut-être plus sur Twitter que Facebook, d'ailleurs, car on peut y mettre plus de contenu politique. Mais Twitter n'est finalement qu'un service après-vente qui permet de prolonger des débats médiatiques. D'ailleurs, quand nous avons une communication à faire, nous passons rarement par l'unique canal Twitter. Parfois ça se fait, comme lors de la récente polémique entre Charles Michel et Bart De Wever. Nous n'allions pas faire un communiqué de presse pour répondre à ses attaques», conclut Frédéric Cauderlier.

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