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Tour de France 2019

Nos 10 favoris de ce Tour de France 2019

Les (grands) absents ont toujours tort

Bernal

La fraîcheur et la jeunesse

Bernal

2ème participation

Quand, à 22 ans, on gagne Paris-Nice, cela veut dire que le Colombien a déjà acquis une belle maturité.  Et c’est surtout un coureur qui se défend sur tous les terrains, en plaine, dans les contre-la-montre et, bien sûr, en montagne.  On n’est pas Colombien si on ne se sent pas à l’aise au-dessus des deux mille mètres d’altitude. D’abord prévu sur le Giro, une blessure l’a empêché de s’y aligner.  Ce qui veut dire qu’il se présente ici avec de la fraîcheur. Et même s’il affirme qu’il va rouler pour Thomas, il peut aussi suppléer son leader en cas de défaillance de ce dernier. Seul hic : c’est son 1er Tour.

Thomas

va gérer la pression

Thomas

10ème participation

Le vainqueur de l’an passé n’en était pas un sans panache. Le Gallois s’était en effet imposé à la Rosière et à l’Alpe d’Huez, apportant la démonstration qu’il ne craint plus les véritables grimpeurs.  En l’absence de Froome, Thomas aborde un beau défi, celui de confirmer sur une épreuve qui ne lui avait jamais souri, hormis l’an dernier. Et puis, comme Froome n’est pas là, c’est lui qui a été investi de tous les pouvoirs sur cette Grande Boucle.  Il est donc le favori numéro 1 pour sa succession, et il lui faudra donc gérer la pression, seul, sans pouvoir la partager.

Yates

enfin régulier ?

Yates

4ème participation

Le frère jumeau de Simon aurait pu gagner le Dauphiné si une poussée de fièvre ne l’avait pas obligé à faire l’impasse sur la dernière étape.  Il y a porté le maillot jaune pendant trois étapes. Cela veut dire qu’il est donc fin prêt pour un tracé qui lui sied. Il présente encore quelques lacunes dans les chronos individuels, mais celui de Pau ne devrait pas trop le handicaper.  Le seul défaut du Britannique, surtout sur une épreuve de trois semaines, c’est sa régularité. Il a parfois l’art de passer complètement à côté de son sujet sur les épreuves de trois semaines.

Nibali

verra à La Planche

Nibali

8ème participation

Deuxième du Giro derrière Carapaz, le requin de Messine n’a pas encore gagné cette saison.  Et, refrain connu, enchaîner ces deux grands Tours a rarement souri à ceux qui ont relevé le défi.  L’an passé, il avait été contraint à l’abandon à la suite d’une chute provoquée par un spectateur dans la montée de l’Alpe d’Huez.

« Après la première arrivée à La Planche des Belles Filles (6e étape), je verrai où j’en suis », a annoncé le Sicilien (34 ans), qui s’était imposé dans la station vosgienne l’année de sa victoire à Paris. Mais cela fait déjà cinq ans...

Fuglsang

bien entouré

Fuglsang

9ème participation

Fuglsang, qui a gagné en avril Liège-Bastogne-Liège, s’est imposé pour la deuxième fois dans le Dauphiné, l’épreuve de préparation du Tour. C’est un signe qui ne trompe pas et son équipe Astana l’a très bien compris en donnant à son leader une garde rapprochée de belle facture. : Bilbao, Fraile, Luis Leon Sanchez, Houle ou, encore, Izagirre.  Le Danois doit sans aucun doute savoir que c’est peut-être maintenant ou jamais.  Même si son meilleur résultat au Tour reste une septième place (en 2013), Fuglsang a apporté la preuve de sa progression et de sa maturité du haut de ses 34 ans.

Kruiswijk

devra s’exposer

Kruiswijk

5ème participation

On pourrait lui donner le surnom de métronome car le Batave a terminé dans le top 10 cinq de ses six derniers grands Tours. Et puis, il part comme leader d’une très solide équipe, capable de creuser les écarts dès ce dimanche dans le contre-la-montre par équipe. Cela dit, Kruiswijk n’est pas ce qu’on appelle un collectionneur des victoires.  Il lui faudra donc se mettre en tête qu’il doit parfois davantage s’exposer s’il veut gagner l’une ou l’autre étape accidentée. 

Cinquième l’an dernier, et en l’absence de Primoz Roglic, Steven aura Laurens de Plus et Bennett pour l’épauler en haute montagne.

Landa

leader ou leader bis ?

Landa

4ème participation

Quatrième du Giro, le grimpeur espagnol reste une énigme. Lorsqu’il militait chez Sky, il donnait l’impression d’en garder sous la pédale, pour ne pas lâcher son leader d’alors, Chris Froome. Depuis qu’il est passé chez Movistar, il n’a jamais donné l’impression qu’il pouvait endosser le costume de leader.  Mais on ne doit pas le sous-estimer, même si l’équipe espagnole misera davantage sur Nairo Quintana. De toute manière, on verra de quoi Landa est capable une fois dans la montagne, au sein d’une phalange dont on attend monts et merveilles dès que cela grimpe.

Quintana

va aimer ça

Quintana

6ème participation

Meilleur grimpeur lors de son premier Tour en 2013, le Colombien apprécie les hautes altitudes. Sur ce plan-là, il sera bien servi avec ces sept sommets au-dessus des deux mille mètres. C’est peut-être cette année que Quintana doit prendre conscience que bon nombre d’étapes, courtes et accidentées, sont dessinées pour lui.  Mais, justement, pour espérer gagner le Tour, il faudra que le leader de la Movistar abandonne son rôle par trop attentiste. Parfois trop prudent, Quintana doit montrer cette fois qu’il peut gagner le Tour en passant plus souvent à l’attaque.

Bardet

la bonne année ?

Bardet

7ème participation

Vainqueur de trois étapes en haute montagne, le leader des AG2R aura de quoi se régaler sur ce tracé. D’autant plus qu’il affiche une belle régularité sur les Tours auxquels il a participé (chaque fois dans le top 6 sur ces 5 dernières années).  Chez Bardet, il y a toujours ce défaut qui est celui de ne pas rivaliser avec les meilleurs dans l’exercice du contre-la-montre. Mais, bon, il n’y en a qu’un seul. Quant à celui par équipe de ce dimanche, Bardet sait que tous ses équipiers, qui lui sont entièrement dévoués, devront donner tout ce qu’ils ont.  C’est déjà un gros défi.

Pinot

arrive en forme

Pinot

6ème participation

Le protégé de Marc Madiot reste sur deux abandons sur le Tour, en 2016 et 2017.  L’an passé, il avait fait l’impasse pour pouvoir se consacrer au Giro, sans succès, au contraire de la Vuelta (deux succès d’étape) et de sa victoire sur le Lombardia.

« Cela fait longtemps que je ne suis pas arrivé sur le Tour avec une préparation idéale, disait-il hier. Cela change par rapport aux autres années. Cela fait longtemps que je n’étais pas venu sur le Tour avec un état d’esprit conquérant, beaucoup d’envie. J’ai envie d’être au départ. J’ai aussi de la fraîcheur physique et mentale, que je n’avais pas les autres années. » Et donc...

Crédits

  • Journaliste : Didier Malempré
  • Développeur : Cédric Dussart
  • Coordination : Arnaud Wéry
  • Date de publication : 5 juillet 2019
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