Ce jeudi soir à la télé : Des multinationales plus vertes, vraiment ?

Afficher son souci de l’environnement est devenu indispensable dans la communication des multinationales. Mais dans les faits ?

La Rédaction de L'Avenir

Ces derniers mois, certaines multinationales ont engrangé de superprofits. Total, par exemple, gagne actuellement 73 millions d’euros… par jour.

Grâce à ces bénéfices records, elles affirment être en mesure de financer la transition énergétique, de lutter contre le réchauffement climatique et de devenir les nouveaux champions de l’économie verte. Mais qu’en est-il de ces belles promesses ?

Total, BNP-Paribas, Nespresso…

Élise Lucet et l’équipe de Cash investigation ont enquêté sur le mégaprojet de la compagnie pétrolière française Total en Ouganda et en Tanzanie: 140 puits dans l’un des plus beaux parcs naturels d’Afrique et un oléoduc de plus de 1 400 km chauffé à 50 degrés. Une infrastructure qui va bouleverser la vie de plus de 100 000 personnes. Sur place, des citoyens s’opposent au projet et certains activistes sont emprisonnés. Pourtant, la multinationale affirme haut et fort que ce projet aura un impact positif sur la biodiversité et garantira le respect des droits humains.

Pour développer sa production d’hydrocarbures, la multinationale peut compter sur le soutien financier d’un autre fleuron français: BNP-Paribas, qui a réalisé en 2021 un bénéfice record de 9,5 milliards d’euros. La banque promet à ses clients d’investir dans des solutions d’épargne responsable. Les journalistes de Cash investigation ont analysé avec précision les fonds verts de la banque. Derrière l’affichage de la finance verte, la réalité est tout autre.

Neutralité carbone

Dans les discours "verts" des patrons des grandes entreprises sur le climat, deux mots reviennent invariablement: neutralité carbone. C’est leur objectif pour 2050.

Nespresso, qui vend 10 milliards de capsules de café en aluminium par an, affirme que, depuis 2022, ses émissions de carbone sont presque intégralement compensées par les arbres qu’elle fait planter. Ces arbres capteraient une quantité de CO2 équivalente à celles émises par l’entreprise. On ira voir sur le terrain, au Pérou, ce qui se cache derrière les objectifs environnementaux du géant du café.

Après l’enquête, place au débat. Des invités de tous horizons, chefs d’entreprise, responsables d’ONG, politiques, experts répondront aux questions d’Élise Lucet.

France 2, 21.10

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