Adeline Toniutti, la prof de chant de la « Star Academy », victime de violences conjugales : « Si tu pars, je te coupe en morceaux »

De retour sur le devant de la scène grâce à la « Star Academy » 2022, dont elle était la coach vocale, Adeline Toniutti a expliqué avoir été victime de violences conjugales dans une interview accordée à « Sept à Huit » (TF1).

La Rédaction de L'Avenir
Adeline Toniutti
Adeline Toniutti s'est livrée dans l'émission "Sept à Huit", sur TF1. ©TF1

La carrière d’Adeline Toniutti ne se limite pas aux cours qu’elle prodiguait aux élèves de la 10e saison de la « Star Academy ». Ancienne chanteuse lyrique, l’artiste a déjà eu une vie bien remplie, comme elle l’a rappelé face aux caméras de « Sept à Huit », hier dimanche sur TF1.

Issue d’une famille modeste, l’artiste est ainsi revenu sur le terrible accident qu’elle a vécu en décembre 2014. Alors en pleine ascension, elle inhale des gaz toxiques qui s’échappent d’une cheminée défectueuse. « Je m’endors soprano colorature et je me réveille aphone », résume-t-elle.

« J’ai fait de l'anorexie, j'avais envie de mourir, je perds le sens de ma vie vraiment, je me sens très handicapée parce que quand je parle, j'entends une voix qui n'est pas moi, se souvient-elle. À ce moment-là, je n’ai plus de travail, plus d’avenir, plus de revenus. »

Au fond du trou professionnellement, Adeline Toniutti doit aussi faire face à un mari violent. « Au début, il me rabaisse. Il me dit : « Tu ne sers à rien, tu ne travailles pas. En plus, tu fais la pute quand tu sors. » Après, c’est une première gifle. » Depuis lors, les coups pleuvent régulièrement. Avec cette menace qui plane au-dessus de sa tête. « Si tu pars, je te coupe en morceaux, je creuse un trou dans un bois et je vais t’enterrer là où personne ne te retrouvera, même pas tes parents. »

Finalement, la coach vocale ne reprendra sa vie en main qu’avec l’aide d’une amie. « Elle voit que je me dégrade et comprends ce qui se passe. Elle me dit : « Adeline, il y a un truc qui ne va pas, c’est au-delà de ta voix. » Puis, elle me demande : « Est-ce qu’il te frappe ? » Et je ne réponds pas parce que je n’ose pas lui dire oui. Elle me dit : « Adeline, tu veux finir sur un fauteuil comme ta grand-mère ? » Et à ce moment-là, je ne sais pas ce qui se passe, je sens ma colonne vertébrale qui se hérisse comme un chat et je me dis que je peux encore me prendre en main. Je n'ai plus de voix, mais j'ai encore deux jambes pour partir. Et là, j'ai pris le téléphone, j'ai appelé « SOS Femmes battues », et je suis partie. »

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