À la télé ce lundi soir: après le Japon, Lucie Carrasco a mis le cap sur le Canada

Tétraplégique, Lucie Carrasco s’est mis en tête de parcourir le monde. Après le Japon, cap sur le Canada, toujours avec Jérémy Michalak. À voir dans l’émission " Discover " sur Plug RTL.

Marc Uytterhaeghe
 Pour ce nouveau numéro de «Discover» sur Plug, Claire Carosone reçoit Lucie Carrasco.
Pour ce nouveau numéro de «Discover» sur Plug, Claire Carosone reçoit Lucie Carrasco. ©RTL Belgium

Atteinte d’une maladie génétique, l’amyotrophie spinale, Lucie Carrasco – par ailleurs créatrice de mode reconnue – s’est mis en tête voici quelques années de parcourir le monde. Elle en a fait une série documentaire, avec son compère, le producteur et animateur de télévision Jérémy Michalak.

Après les États-Unis puis le Japon, le duo devait mettre le cap sur la Thaïlande. Mais le Covid est venu gripper la machine. "Quand la pandémie est arrivée, il y a d’abord eu la peur sanitaire, avance-t-elle. Comme j’ai une fragilité respiratoire, j’ai clairement eu une angoisse par rapport à ça. Puis, après deux semaines de confinement, je me suis demandé quand j’allais bien pouvoir repartir…"

Le duo a dû faire une croix sur la Thaïlande et c’est finalement, c’est vers le Canada qu’ils se sont envolés en septembre 2021. "Le pays se trouvait dans ma liste d’envies. Et comme il a été dans les premiers à rouvrir ses frontières, on s’est dit’go, on y va !’ ." Lucie avait une autre bonne raison de se rendre au Canada, puisqu’elle y a de la famille. "J’ai mon oncle qui habite là-bas. Il a beaucoup compté pour moi dans ma vie. Cela faisait 8 à 10 ans que je ne l’avais plus vu… Mais cela a été une vraie surprise pour moi, car Jérémy m’avait dit qu’on n’avait pas le temps de passer chez lui… Cela a été un très bon moment."

Grands espaces et paddle

Avant de partir, Lucie avait l’image d’un pays à la population sympathique. "J’avais aussi l’image d’un pays aux grands espaces, avec une nature très présente. J’étais très contente d’aller là-bas et de parler de protection des animaux et de biodiversité."

Le séjour n’a pas été inactif, puisqu’elle a pu voler en hydravion, rouler en 4X4 ou faire du paddle sur l’eau. "Dans ma tête, je n’avais jamais pensé faire du paddle de ma vie. Mais cela a été possible et c’est quelque chose de très plaisant, très apaisant de flotter sur l’eau… En fait, j’adore tout ce qui est complètement dingue. Et à chaque voyage que je fais, je coche les cases des rêves que j’ai réalisés."

Mais le carnet des souhaits est encore bien rempli. "J’aimerais visiter l’Amérique du Sud ou aller à Cuba, par exemple. Plus globalement, j’aimerais continuer à être surprise. Cela me plairait aussi de traverser la Belgique, car cela fait trois fois que j’y viens pour présenter mes films et je reçois toujours un accueil génial."

Un autre regard

Au-delà de la découverte et des vannes qu’elle peut échanger avec Jérémy Michalak, Lucie vise à travers ses films à ce que le public porte un autre regard sur le handicap. "En règle générale, les pays européens sont beaucoup moins accessibles que les pays nord-américains. Dans le langage, c’est aussi différent. Les Américains ne disent pas ‘handicapés’, ils disent ‘specials’. Au Canada, ils parlent de personnes ‘autrement capables ‘. Je trouve cela bien dit."

En avril dernier, Lucie avait interpellé le président Macron sur le fait qu’elle allait perdre ses allocations en cas de mariage. "Il a dit qu’il allait changer la loi et deux mois et demi après, c’était signé. Une nouvelle loi va être mise en place en 2023. C’est une grande victoire. J’ai trouvé en face de moi quelqu’un qui était à l’écoute et qui a tenu ses promesses."

De quoi lui donner envie de plus s’investir pour la cause des personnes ‘spéciales’? "J’ai toujours dit que je ne voulais pas être porte-drapeau. Mais j’ai changé d’avis. Et je suis prête à soutenir des actions. Je pense que je peux apporter un regard neuf. L’urgence, c’est l’école. Il faut que les enfants handicapés puissent être scolarisés dans des milieux normaux."

Plug RTL, 20.15. Lucie sera en séance de dédicace avec sa BD « Le tour du monde de Lului », dessinée par son mari Jean Datry, le 07 janvier chez Filigranes à Bruxelles.

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