Ce soir vendredi soir à la télé: The Doors, le retour aux sources

Les membres des Doors reviennent sur l’histoire de Morrison Hotel, l’avant-dernier album du groupe.

La Rédaction de L'Avenir
 Un album qui est le fruit d’une période d’heureuse créativité après les tempêtes de l’année 1969.
Un album qui est le fruit d’une période d’heureuse créativité après les tempêtes de l’année 1969. ©© Mercury Studios 

Lorsqu’ils enregistrent leur cinquième et avant-dernier album, les Doors sortent d’une période mouvementée. Leur précédent disque, le jazzy The Soft Parade, a été un échec. Un disque avec des cuivres et des violons qui ressemblait davantage à un disque de Jim Morrisson accompagné d’un orchestre qu’à un disque des Doors. Mais l’époque était à l’expérimentation: "On voulait copier les Beatles, c’est tout, dira Robby Krieger, le guitariste du groupe. Les Stones l’avaient fait, on devait le faire aussi !"

Des excès condamnés

Et puis aussi, à l’époque, le groupe a davantage fait parler de lui à travers les excès de Jim Morrison qu’à travers sa musique. Le chanteur a accumulé les provocations tout au long de la tournée de l’année 1969, avec en point d’orgue le célèbre concert de Miami, qui le voit débarquer sur scène avec une heure de retard, haranguer puis insulter son public avant d’être emmené par la police dans un état second, à moitié nu. Poursuivi en justice, Jim Morrison doit se tenir à carreau pour un temps, et le groupe en profite pour se recentrer. Morrison Hotel est le résultat de ce moment d’apaisement.

Retour aux sources

Le disque marque le retour des Doors à un blues-rock pur et dur, bien que sous influences diverses, et porté par la voix d’un leader en totale cohésion avec ses musiciens. Le ton est donné dès l’intro à la guitare dans Roadhouse blues qui ouvre l’album.

Les anciens membres du groupe en racontent la genèse, aux côtés de l’ingénieur du son qui se trouvait derrière la console il y a un demi-siècle. À mesure que Robby Krieger (guitariste) et John Densmore (batteur) réécoutent les détails de l’enregistrement, la musique ravive les souvenirs. S’y ajoutent les témoignages de Ray Manzarek – par le biais d’une interview filmée avant sa mort en 2013 – et du photographe Henry Diltz, détenteur d’anecdotes savoureuses sur la fabrique de la couverture et sur le titre de l’album. Un retour émouvant sur un grand moment de rock, sur lequel plane l’ombre du grand Jim.

Arte, 22.30 et 23.20